Littérature

lundi 18 avril 2016

Michiko Kakutani on Oliver Sacks

From the New York Times (30.8.2015) :

Dr. Sacks, who died on Sunday at 82, was a polymath and an ardent humanist, and whether he was writing about his patients, or his love of chemistry or the power of music, he leapfrogged among disciplines, shedding light on the strange and wonderful interconnectedness of life — the connections between science and art, physiology and psychology, the beauty and economy of the natural world and the magic of the human imagination.

In his writings, as he once said of his mentor, the great Soviet neuropsychologist and author A. R. Luria, “science became poetry."

Link.

#Kakutani #Sacks #obituary

lundi 21 mars 2016

Claude Simon aujourd'hui

Michel Deguy clame (21.3.2016) :

Les choses apparaissent. Et tout en paraissant, se réservent. Apparition dans l’apparence. Simulation, simulacre, de la réalité. Dans l’étoffe même de leur visibilité à d’autres, l’inquiétante altérité de leur être-soustraites se recèle. N’y eût-il aucun regard, aucun coadjuteur, aucune relation, elles seraient apparentes comme ça : aspect. Les choses sont aspectuelles, pour tous et pour personne. Leur individualité, ou discernabilité, à ne pas confondre (semble-t-il) avec l’unicité ou monadicité (en leibnizien), est dissoute dans l’aspectualité, la soupe primitive d’une mêlée empédocléenne de philia et d’echtra, comme une masse gazeuse infinie peu après (?) le bigbang ; et peu à peu (!) isolée en singularités. Le regardeur (le donataire du « il lui semblait ») assiste à la genèse rétrospective de telle quasi singularité. Chez Claude Simon, c’est toujours l’après bigbang, une brumeuse explosion primordiale qui se dissipe. * La première moitié du XXe siècle fait « retour aux choses mêmes ». Claude Simon, qu’il l’ait lue ou non, est contemporain de ces efforts herculéens de la phénoménologie (oui, les travaux de l’épochê pour suspendre la thèse du monde méritent cette épithète) pour ne plus médire de la perception, démêler sa nativité des entraves de présupposés métaphysiques, dogmatiques. Merleau-Ponty en fit commentaire. On relira le cours d’été de 1925 de Martin Heidegger, dont Alain Boutot vient de nous procurer la traduction (Prolégomènes à l’histoire du concept de temps, Gallimard, 2006), à commencer par la « partie préliminaire » (« Sens et tâche de la phénoménologie », p. 33 à 136), son admirable et acharnée restitution du « perçu de la perception ». J’imagine Claude Simon épris de ces pages. * La littérature – dont j’utilise ici le nom comme un libraire – fut héroïque. Iliade ou Roland furieux, Pharsale ou Légende des siècles, Hommes illustres, romans de chevalerie, et leur parodie, écrêtaient les faits par le haut. Rien n’aura eu lieu que l’extraordinaire bande dessinée des prodiges. What about ? L’exhaustivité des titres de gloire condensait le narrable. Et Bogart encore hier au cinéma, c’est Ulysse, vaillant, rusé, seul, sachant faire, magnanime et violent. Et Bacall, Angélique.

Lien.

#Deguy #Simon

septembre 2016
dim. lun. mar. mer. jeu. ven. sam.
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
無料ブログはココログ

Les commentaires récents

他のアカウント