Personnalité

dimanche 24 avril 2016

Patti Smith

Elle (24.4.2016) :

ELLE. Vous remettez le pouvoir de l’imagination au centre de la vie avec ce livre…

Patti Smith. À l’école, je n’étais pas très brillante. J’étais mauvaise en langues, en sciences ou en maths. Mais j’ai toujours eu de l’imagination. Enfant, je parlais à mes jouets, aux arbres ou à ma brosse à dents. Ma mère nous y encourageait. Pour nous obliger à ranger, elle nous faisait croire que la police secrète allait débarquer d’une minute à l’autre et qu’elle allait nous arrêter si tout n’était pas impeccable. On savait bien que c’était un jeu mais on adorait ça.

ELLE. Vous pensez vraiment que les morts viennent nous visiter ?

Patti Smith. Oui. Il y a eu beaucoup de morts très jeunes autour de moi, comme Robert [Mapplethorpe] qui avait 42 ans quand il est décédé, mon frère qui en avait 42 aussi, ou mon mari, Fred, qui était âgé de 45 ans. Et je crois qu’ils viennent tous me visiter d’une manière ou d’une autre. Robert, j’ai l’impression de le voir physiquement. Allen Ginsberg, également. Mon mari, c’est plus abstrait. De toute façon, je le vois tout le temps à travers mes enfants, qui lui ressemblent. Pasolini disait que ce n’est pas tant que les morts ne parlent pas, c’est que nous avons oublié la manière de les écouter. Et la plupart du temps, oui, cela consiste à écouter. Un peu comme prier.

Lien.

#Smith

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